Introduction des Letters
Aller directement une autre traduction :
Traduit par Celebrian

           Vers la fin de sa vie, J.R.R. Tolkien fut privé de l’usage de son bras droit pendant quelques semaines. Il dit à son éditeur : « J’ai découvert que l’incapacité d’utiliser une plume ou un crayon était aussi éprouvant que la perte de son bec pour la poule.

           Le temps de Tolkien étaient occupé en très grande partie par la parole écrite; non seulement son travail académique et les histoires de la « Terre du Milieu », mais aussi par la correspondance. Plusieurs de celle-ci étaient des lettres d’affaires, mais quoi qu’il en soit, la composition de lettre était une de ses activités favorites. Par conséquent, une immense quantité de lettres de Tolkien ont survécu. Lorsque, avec l’aide de Christopher Tolkien, j’ai débuté le travail de sélection, il devint évident qu’une quantité énorme de matériel devrait être omis, et que seul des passages d’un intérêt particulier pourraient être inclus. Naturellement, les lettres où Tolkien discutait de ses propres livres eurent la priorité, mais la sélection a également été effectuée de manière à ce qu’on ait un aperçu de l’ampleur des pensées et des intérêts de Tolkien et de son point de vue imagée mais toujours clair du monde.

           Parmi les omissions, nous retrouvons les lettres écrites entre 1913 et 1918 à Édith Bratt qui fut sa fiancée, puis sa femme. Ces lettres ont un caractère hautement personnel et je n’y ai choisi que quelques passages traitant de textes que Tolkien écrivaient à l’époque. Entre 1918 et 1937, il n’y eut que quelques lettres qui survécurent, et celles qui ont été préservées ne relatent (malheureusement) rien au sujet des œuvres de Tolkien soient le Silmarillion et Le Hobbit qu’il rédigeait durant cette période. Cependant, à partir de 1937 et ce, jusqu’à la fin de sa vie, nous trouvons une série continuelle de lettres donnant, et parfois avec moult détail, un acompte de la rédaction du Seigneur des Anneaux ainsi que de l’œuvre plus tardive du Silmarillion, incluant bien souvent de longues discussions sur la signification de ses écrits.

            Parmi les lettres choisies pour ce livre, tous les passages omis ont été indiqués par une rangée de quatre points comme celle-ci…. Lorsque seul trois points apparaissent, c’est l’expression utilisée par Tolkien lui-même dans la lettre. Dans presque tous les cas, les omissions ont été faites pour la seule question d’espace et il fut très rare qu’un passage soit omis pour une raison de discrétion.

            Le texte original de Tolkien est demeuré inaltéré à l’exception des adresses et des dates qui ont été données selon le même système tout au long du livre et ce qui concerne les titres des livres de Tolkien. Il utilisa lui-même une quantité de systèmes différents pour ses titres, par exemple : le Hobbit, le « Hobbit », « le Hobbit », « Le Hobbit », et de même avec le Seigneur des Anneaux. De manière générale, des édits ont été effectués de manière à régulariser ces titres selon le système habituel quoique, lorsqu’il se trouvait un quelconque intérêt, la formulation original a été laissée.

            Quelques lettres ont été imprimées à partie de copies carbonnes gardées par Tolkien; il n’a commencé à faire des copies de ses lettres que vers la fin de sa vie et cela explique pourquoi il n’y a aucune trace de lettres plus anciennes à moins que les originaux eux-mêmes aient pu être découverts. D’autres lettres du livre ont été copiées d’un brouillon ou de brouillons qui différaient du texte qu’il a envoyé (s’il les a envoyé), et dans certains cas, un texte continu a été assemblé à partir de plusieurs fragments de brouillons : dans les cas où ceci a été fait, la lettre est titrée « Brouillons ». La fréquence de tels brouillons parmi sa correspondance, et la longueur de plusieurs d’entre eux fut partiellement expliqué par Tolkien dans une lettre à son fils Michael :

            « Des mots engendraient des mots, et des pensées se faufilaient. …. Le « Laconique » ne m’est acquis occasionnellement comme une « forme d’art » qu’en coupant plus du ¾ de ce que j’ai écrit et est donc, par conséquent, plus une occupation et un labeur que « l’écriture libre ».

            Lorsque seule une portion d’une lettre a été imprimée, l’adresse et la salutation d’introduction ont été omises ainsi que la fin et la signature; dans de tels cas, la lettre est titrée «D’une lettre de ---. » Toutes les notes de bas de page des lettres sont de Tolkien lui-même.

            Lorsque je l’ai estimé nécessaire, les lettres sont précédées by une entête donnant le contexte de la correspondance. Toutes les autres notes seront trouvées à la fin du livre; leurs existences, dans le texte, sont indiquées par un exposant numérique. Les notes ont été compilées selon leur nécessité pour la compréhension, mais le but a été breveté, également, et nous assumons que le lecteur a une bonne connaissance du Hobbit et du Seigneur des Anneaux. Gardant à l’esprit le grand nombre d’éditions de ce dernier livre et leurs paginations différentes, les références de pages que Tolkien fit dans ses lettres sont expliquées dans les notes avec une citation du passage auquel il se réferre.

            Dans les notes de corrections, quatre livres sont cités par de courts titres : Pictures (Images), Unfinished Tales (Contes Inachevés), Biography (Biographie), Inklings (Soupçons). Leurs titres entiers sont : Pictures by J.R.R. Tolkien (Images par J.R.R. Tolkien), avec une préface et les notes de Christopher Tolkien - 1979; Unfinished Tales (Les Contes Inachevés), édités par Christopher Tolkien - 1980; Humphrey Carpenter, J.R.R. Tolkien, a biography (Une biographie de J.R.R. Tolkien) -1977; et The Inklings (Les Soupçons) par Humphrey Carpenter - 1978. Ces quatres livres sont publiés en Angleterre par George Allen & Unwin Ltd, et en Amérique par la Houghton Mifflin Company.

            Le partage des tâches entre moi-même et Christopher Tolkien fut comme suit. J’ai moi-même recueilli et transcrit toutes les lettres et j’en ai fait une première sélection; il a commenté la sélection et la transcription et fait quelques suggestions pour les modifications lesquelles nous avons amplement discutées et acceptées avec des amendements variés. Nous avons ensuite estimé nécessaire de réduire le texte de beaucoup en considérant l’espace; j’ai à nouveau proposé les premières coupures, il a commenté mes suggestions et nous avons conclu pour une dernière procédure. J’ai également écrit le texte original des notes qu’il a commenté et auquel il a ajouté certaines informations. Le livre, tel qu’il est donc publié, reflète mon choix et mon jugement plutôt que le sien, mais c’est également le produit de notre travail conjoint et je lui suis reconnaissant pour les nombreuses heures qu’il a dépensée pour me guider et m’encourager.

            Finalement, je suis également très reconnaissant envers les nombreuses personnes qui ont prêtées leurs lettres. La plupart sont reconnues dans le livre puisque leurs noms apparaissent comme étant le récipient des lettres; dans les rares cas où des lettres ont été prêtées sans être retenues, je dois à la fois remercier ceux qui sont concernés et leur présenter mes excuses parce que leurs lettres ont été omises pour des raisons d’espace. Je dois également remercier les nombreuses organisations ainsi que des personnes qui m’ont aidé : les membres de la Société Tolkien de Grande Bretagne, la Société Tolkien d’Amérique, et la Société Mythopoétique qui a annoncé notre désir de retrouver les lettres et qui, en certaines occasions, nous a permis de prendre contact avec leurs propriétaires; les archives écrites de la BBC, la Bodleian Library, les presses universitaires Oxford et son Dictionary Department, le Humanities Research Center de l’University of Texas à Austin, et la Wade Collection au Wheaton College, Illinois qui ont tous permis que nous ayons accès à leurs lettres; les différents exécuteurs (et spécialement le Rév. Walter Hooper) et d’autres personnes qui nous ont aidés à retrouver les lettres des personnes qui étaient décédées; et finalement Douglas Anderson, qui nous a grandement aidés d’une multitude de manière avec la préparation de ce livre. Lui et Charles Noad ont fait la révision du volume pour nous.

            En dépit de la longueur de ce volume et du grand nombre de lettres que nous avons récupérées, il ne peut y avoir de doute sur le fait que beaucoup de la correspondance de Tolkien demeure dans l’anonymat. Nous encourageons tout lecteur qui connaîtrait l’existence d’autres lettres qui pourraient être publiées à contacter les éditeurs de ce volume dans l’espoir que l’on puisse les inclure dans une seconde édition.

Humphrey Carpenter